Frac



Plus rien ne s’oppose
à la nuit

du 22 mars au 23 mai 2018
Échiquier, Pouzauges

Boris Achour, Christian Boltanski, Gerard Byrne, Anne Deleporte, Ann Veronica Janssens, Christine Laquet, Los Carpinteros, Guillaume Paris, Emmanuel Pereire, Sam Samore, Sarkis, Chris Shaw, Pierrick Sorin, Patrick Tosani, David De Tscharner, Jean-Luc Verna, Rob Wynne, Osías Yanov
œuvres de la collection du Frac des Pays de la Loire


l’Échiquier

La Fournière
85700 Pouzauges
02 51 61 46 10
http://www.echiquier-paysdepouzauges.fr/

ouvert tous les jours de 14h30 à 18h
entrée libre

présentation aux enseignants : le jeudi 12 avril à 17h15


Plus rien ne s'oppose à la nuit est une exposition proposée dans le cadre d’un partenariat entre l'Échiquier et le Fonds régional d'art contemporain des Pays de la Loire. Avec chaque partenaire, pour chaque lieu, le Frac conçoit en collaboration avec les équipes sur place, des expositions spécifiquement élaborées pour entrer en écho avec les sites. C’est ainsi qu’a été établie la thématique de l'exposition présentée dans ce lieu de spectacle (théâtre et cinéma), dont les salles sont plongées dans la pénombre pour chaque représentation.

Cette plongée dans le noir des spectateurs est l'occasion de montrer la fascination des artistes pour l'obscurité. Dans le noir, toute lumière devient apparition fugace. Dans l’obscurité, les échelles des objets et les objets eux-même prennent une toute autre allure.


La lumière a toujours eu une place de premier plan dans l'art et cela dès les origines, que l'on songe à la préhistoire - aux peintures des cavernes qui s'animaient grâce aux mouvements des torches - mais aussi aux arts de l'antiquité égyptienne ou grecque ou encore à l'art gothique. Depuis le milieu du XIXe siècle la représentation des variations lumineuses, la perception et la traduction de l'éphémère, de l'instable, ont entraîné une remise en question de la peinture. John Constable, William Turner, les impressionnistes peignent l'imperceptible, l'air, sa densité, les flux lumineux soumis aux changements incessants. Au début du XXe siècle la révolution scientifique en marche altère la perception du monde et trouve en l'art une chambre d'écho parfaite. L'art va s'intéresser aux ondes, aux corpuscules. Il ne s'agit plus seulement de représenter mais d'entraîner le spectateur à développer de nouvelles perceptions grâce à des dispositifs lumineux.




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